Cet été à Vitré : Phosphates, cyanobactéries et moins-disance environnementale

Nous avions voulu démontrer la moins-disance des responsables politiques du Pays de Vitré au début de l’été.

Nous ajoutons ici les faits nouveaux de l’été sur le sujet.

Le 7 août, la baignade est interdite pour cause de cyanobactéries sur l’étang de Haute-Vilaine à la Chapelle Erbrée. Elle est réautorisée puis réinterdite le 25 août. Lors de ce dernier contrôle, la pollution aux cyanobactéries est 3 fois supérieure au seuil.

Et voici une photo (non retouchée évidemment) prise près de la base nautique le 11 août.

Les cyanobactéries sont liées à l’absence de circulation de l’eau et à la chaleur, mais aussi à la présence de phosphore dans l’eau. Phosphore provenant des engrais phosphatés utilisés en agriculture intensive.

 

Autre point, la préfecture de Bretagne a publié ce mois-ci l’arrêté établissant le programme d’actions régional en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole. Voilà la carte des communes en zone d’actions renforcées. Vitré Tuvalu a publié cette carte.

 

Enfin, le Syndicat de la Vilaine amont publiait son bilan d’actions au début de l’été. Les constats réalisés sur les nitrates et les phosphates vont dans le sens de ce que nous avons décrit ci-dessus. Mais le bilan apporte également des données supplémentaires sur l’utilisation du glyphosate pour le territoire. Conclusion: une augmentation de l’utilisation du glyphosate sur

 

Rappelons que la députée Christine Cloarec, n’a pas pris part au vote concernant l’interdiction sous 3 ans du glyphosate et que le sénateur De Legge a voté contre.

Phosphate, nitrates, glyphosate… le Pays de Vitré connaît des difficultés environnementales fortes. Les responsables politiques du Pays de Vitré ne peuvent plus éluder ces questions écologiques.

 

Parallèlement à cela, la communauté de communes du Pays de Vitré a choisi d’accueillir deux sites supplémentaires (1) (2) d’un géant de l’agro-alimentaire traditionnel détenant pour certains produits, toute la chaîne de création de la valeur – de la transformation des denrées agricoles à la vente au détail. Sur un territoire où celui-ci pèse déjà 2800 emplois, est-ce que ce choix ne va pas accentuer la dépendance du territoire aux modèles agro-alimentaires traditionnels et limiter l’essor de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement ?

L’avenir nous permettra d’en juger.

Merci à Vitré Tuvalu pour sa veille environnementale toujours aussi pertinente. Ce n’est pas comme si Vitré manquait d’experts en environnement.